BOM DIA! PORTUGAL, NOUS VOILA !DEPART IMMINENT POUR PORTO ET LISBONNEEN FEVRIER...DIRECTION LES SEYCHELLES !

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SUR LE DÉPART !



INDE, COUCOU, NOUS REVOILA !
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lundi 28 juillet 2014

Evasion et Cocotiers au Sri Lanka 6/8

22 février
Kandy/Gampola en train-Nuwara Eliya


Ça y'est, nous quittons Kandy, rendez vous à la gare, départ en train 2de classe pour Gampola situé à 1500m d'altitude! Nous traverserons de grandes plantations de thé et ce voyage, d'une vingtaine de kilomètres  va durer une petite heure! Le train allant moins vite que notre mini bus, celui-ci nous attendra à l'étape...
Gare de Kandy

La gare, ensoleillée fait penser à une petite station de province du 19ème avec ses quais au décors de fer forgé et ses poutrelles métalliques; de nombreuses pendules indiquent les prochains trains au départ pour Polgahawuela, Matale, Nawalapitiya ou Badula...


Emmentah, notre guide

Nous sommes les premiers à arriver; Emmentah est vraiment une perle: pour que nous voyagions assis, il a pris ses précautions et nous sommes partis en avance... Nous avons donc le choix du roi, les voitures attendant paresseusement le long du quai, et montons dans le wagon 3 réservé au "Clergé"! ^^Nous inspectons les lieux; nous sommes encore seuls et je fais travailler mon Panasonic Lumix. J'ai l'impression de faire un bond en arrière dans le temps... Rien à voir avec nos TGV ou TER français!
Hebergeur d'imageLe train est rustique: une vieille loco diesel tire des wagons couleur "rouge sang" et l'intérieur, garnis de banquettes en bois latté, est peint en bleu...Très pratique, il y a même des toilettes: deux planches et un trou direct sur la voie, mais il n'y a pas de porte! Vraiment dommage quand même et ma photo est floue, Super zut! 

Les premiers voyageurs arrivent; on voit qu'ils ont l'habitude d'emprunter cette ligne, faute d'autres moyens de transport. Paysans, hommes, femmes, enfants, marchandises improbables, voyageurs étrangers entament alors leur ballet avec un seul objectif, dénicher un minimum d'espace vital pour le temps du voyage ... une femme me demande de prendre une photo d'elle et sa fille avec son téléphone portable...un vieux modèle.

Hebergeur d'image
Vers les Hautes Terres de la Province du Centre
Le train s'ébranle lourdement et prend son élan en direction du sud. Bientôt, nous nous balançons mollement au rythme monotone du train; il fait chaud malgré les fenêtres ouvertes...De l'autre côté de l'allée, une femme et ses trois enfants: je leur demande si je peux les prendre en photo et leur montre le résultat; un sourire éclatant illumine leur visage... A Sarasvi Uyana, le train marque un 1er arrêt...La petite famille descend, vite remplacée par d'autres voyageurs plus nombreux... Surchargé, le train repart, nonchalant. Il longe la campagne nourricière, passe au-dessus de rivières; Dans les virages, le convoi épouse des courbes insoupçonnées donnant l'impression de passer dans une mer de végétation...
La jeune fille du petit train...

Presque sans sans apercevoir, nous marquons un 2ème arrêt à Geli Oya. Une mince jeune fille monte accompagnée de son Papa; elle s’assoit, souriante,  en face de moi et ouvre un livre. Je ne sais pas ce qu'elle lit; c'est du tamoul, et je ne lis pas le tamoul évidemment ! J'ai déjà un mal de chien à retenir les noms ! ;-) Je la trouve jolie comme un cœur et la prend discrètement en photo... 
Nous arrivons à Gampola, Emmentah nous attend déjà...

Plantation de thé
Nous remontons dans notre minibus et commençons notre ascension dans les montagnes. Aux portes des terres hautes, nous avons accès au grand jardin du thé. Nous n'avions jamais vu de théier, et quel est notre étonnement de découvrir ce petit arbuste aux feuilles souples d'un vert brillant et taillé à 1m de haut (pour en facilité la cueillette)!  C'est un britannique, James Taylor qui l'introduisit en 1867. Sa réussite est totale, aussi dû à la combinaison de précipitations et de températures fraîches  dans les hautes terres du pays du centre, favorisant donc la production d'un bon thé. Le Sri Lanka est le 4ème plus gros producteur au monde, le fameux Thé de Ceylan!
Cueilleuse
Qu'ils soient impliqués ou non dans la production du thé, on compte plus d'un million de Sri Lankais qui travaillent dans ce secteur. Tout est organisé dans les plantations pour optimiser le travail: des maisons sont construites au cœur des plantations facilitant le déplacement des différentes équipes chargées de la cueillette, essentiellement des femmes; on compte 1 cueilleuse par hectare ! Celle-ci s'effectue uniquement à la main et plusieurs fois dans l'année, le temps que le théier se renouvelle; seules les 3 premières feuilles, le Pekoe,  les plus tendres, sont récoltées pour l'obtention d'un thé de très haute qualité... Plus on descend sur la branche et moins le thé sera savoureux... J'apprends aussi que plus les feuilles sont grosses, plus le thé est de meilleure qualité! Je pensais béatement strictement le contraire!

Technique de fabrication:
Plantation Mackwoods
  1. Flétrissage: séchage partiel après la cueillette;
  2. Roulage: broyage des feuilles pour une meilleure fermentation;
  3. Oxydation: repos dans un endroit chaud et humide;
  4. Dessiccation: arrêt de la fermentation par procédé à haute température;
  5. Tamisage: tri des feuilles;
  6. Emballage.
  7. Et.....dégustation ! ;-)

Nous sinuons donc dans la montagne, des plantations sont à perte de vues! D'énormes pancartes nous signalent que telles ou telles parcelles appartiennent à Glennloch ou à Mackwoods! On ne risque pas de les rater! Arrêt dans une des factories qui jalonnent notre route. Nous visitons l'usine, achetons du Thé de Ceylan ^^et  en dégustons le breuvage...
Dégustation de thé
Remontés dans notre véhicule, nous poursuivons notre chemin vers une autre manufacture, et rebelote Charlotte, achat et dégustation....dans une salle "So British".... Théière en porcelaine blanche avec un filet or, tasses et sous-tasses assorties, le tout au chiffre de la compagnie Mackwoods!

Nous reprenons notre ascension vers Nuwara Eliya, capitale des montagnes située à plus de 1800m d'altitude. et il y fait plutôt frais. Après une visite rapide de la ville et de son marché, nous gagnons notre hôtel "Summer Hill Breeze". La chambre est parfaite, la salle de bains aussi, mais le repas, carrément nul! En plus il fait froid, mais j'avais prévu le coup: avant notre départ, j'étais allée voir la météo de nos différents arrêts et je savais qu'à cet endroit il ferait ...froid! J'extirpe donc de ma valise un bon petit Damart à manches longues et du coup.....moi bien au chaud ! ;-)
Nous faisons un petit tour et découvrons, outre les cultures maraîchères cultivées à flanc de colline, les restes disparues de la splendeur britannique du 19éme...

23 février
Nuwara Eliya-Kitulgala-Côte Ouest

Nuwara Eliya
Nous voilà repartis pour 215 km dans le van; ce matin la vue de l'hôtel sur la vallée est brumeuse, il fait humide et froid! Nous refaisons en sens inverse la route faite la veille. Notre véhicule semble plonger à chaque virage, dans les plantations de thé apparaissant dans le soleil matinal. Georges est pris de vertige et s'installe au fond du van.... Je demande à Emmentah de s'arrêter, je voudrais cueillir un rameau de ce si précieux "Pecoe" et le faire sécher... Il paraît que c'est interdit, mais pour moi, il le fera! Merci Emmentah !

Hebergeur d'image
Plantations de Thé
Le Pont de Singes 
Lieu du film "Le pont sur la rivière Kwaï"
La route passe par Kilulgala où fut tourner dans un décors exceptionnel le célèbre "Pont de la Rivière Kwaï". Nous nous y arrêtons, le restaurant surplombant la Rivière Kelani. Nous passons aussi à pied sur un petit pont de singe qui enjambe cette rivière... Il fait très chaud et la salle de restaurant est bien ventilée...Cerise sur le gâteau, le buffet est très alléchant!

Un escalier improbable
C'était notre dernier arrêt. Nous reprenons la route et je décide de faire un nouveau thème dans mes photos: les Escaliers du Bord de la Route. Depuis déjà quelques jours, je m'étais aperçue que les maisons qui bordent notre route - et il y en a beaucoup - ont toutes un escalier d'accès compte tenue du dénivelé à certains endroits. En terre, en bois, maçonnés, décorés, humbles, majestueux (enfin pas trop quand même...), avec 3, 5, ou 20 marches, bref, tout un ensemble de constructions fait avec les moyens du bord pour les plus indigents et de quoi alimenter mon nouveau thème!

Nous nous dirigeons maintenant vers l'Océan Indien, sur la côte ouest de l'île pour quelques journées de farniente dans la région de Kalutara... Face à nous, le Kenya.... Coucou Nevliiiiiin, c'est NOUS! ;-)

Nous nous installons à l'Hôtel Taprospa, à Beruwala et....REPOS!

Notre chambre à l'Hôtel Taprospa

dimanche 27 juillet 2014

Evasion et Cocotiers au Sri Lanka 5/7

20 février:
Vers Dambulla-Matale et Kandy (20 février)


Le Temple du Bouddha d'Or à Dambulla



The Golden Temple Buddha in Dambulla, Sri Lanka

>>>Pour la suite de la visite du temple, suivre les flèches blanches!)

Position d'enseignement de Bouddha
Offrandes...
Nous croyions avoir eu notre quota de bouddhas! Eh bien non! Nous entrons ce matin-là dans le saint des saints des temples bouddhistes, Le Temple du Bouddha d'Or à Dambulla. Déjà, en descendant du van, harnachée de "paré-haut et paré-bas", nous sommes carrément impressionnés par la taille de ce gigantesque sage, rutilant et tout doré, coiffant le dôme du temple et dont les doigts croisés veut dire qu'il est dans sa position d'enseignement, son regard bienveillant et serein se perdant dans le lointain ...

Encore une photo interdite
Temple-caverne, ce haut lieu du pèlerinage du Sri Lanka depuis vingt-deux siècles est aussi un monastère rupestre, particulièrement remarquable par ses peintures couvrant plus de 2000 m2 et ses 157 statues de Bouddha !!!!






                                           >>>Ici aussi, suite de la visite avec les flèches!

Bouddha veille...
Procession de bonzes en stuc
Nous commençons donc notre ascension vers le "Nirana" hu hu hu! et croisons outre des dizaines de bonzes en stuc, 2 ou 3 balais cinghalais au bout desquels des mains expertes s'activent!^^... la propreté dans ce pays est incontestable, où que nous allions!
Au sommet, vue imprenable et Bouddha à l'oeil ! Les 5 galeries sont ouvertes et nous sommes prêts, après avoir laissé nos chaussures en garde, à affronter tous les bouddhas annoncés! Tu veux du bouddha? Tiens, t'auras du bouddha !!!!! ;-)
Des collégiennes en pélerinage
Couchés, debout, assis, mains aux doigts croisés, bras levés, paumes offertes ou posées l'une sur l'autre, nous découvrons les 157 bouddhas avec effarement, les uns ressemblant aux autres... Des pèlerins, toujours vêtus de blanc (de jeunes collégiennes ce jour-là), affluent en rang serré dans ce sanctuaire, portant entre leurs mains les délicates fleurs de lotus...
Temple bouddhique


Voir le site du Bouddha d'Or ICI

Nous quittons ce lieu sacré pour découvrir un peu plus loin un autre Temple bouddhiste mais plutôt d'inspiration indienne auprès duquel se trouve un tamarin, l'Arbre Bô, de Bouddha...

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Aloé vera, poivre and c°
Quelque peu remis de tous ces bouddhas, notre voyage nous entraîne maintenant à Matale, à la découverte d'un "Spice Garden". Amandine aurait sûrement été ravie d'assister à une leçon de botanique exotique! A nous les doux noms de végétaux sur lesquels nous mettrons désormais une image: cardamome, aloé véra, vanille, cannelle, poivre et bien d'autres !
Il paraît que j'ai rajeuni de 20 ans!

Un petit massage du visage pour moi avec les produits naturels fabriqués à partir des plantes cultivées sur place, une épilation de l'auriculaire, si si si ;-), pour Georges suivis d'une dégustation de thé aux épices, nous assistons ensuite à la réalisation d'un plat Sri Lankais, le Curry Ceylanais et déjeunons sur place. Nous faisons quelques emplettes, (huile de lotus et crème dépilatoire ^^) et nous rendons, ravis, dans un Atelier de Batik.

Je savais vaguement ce qu'était le Batik, mais jamais je n'aurais imaginé que le travail était si long, précis et extrêmement dur dans sa dernière partie, celle du trempage dans l'eau bouillante pour enlever la cire! En gros, il faut:

Etape du trempage
  1. Dessiner les motifs sur le tissu;
  2. Protéger les zones qui ne doivent pas être colorées avec de la cire;
  3. Appliquer les couleurs (trempage dans de la teinture ou peinture directe);
  4. Recommencer les opérations autant de fois que nécessaire;
  5. Et enfin, ôter la cire par trempage dans l'eau bouillante et ce plusieurs fois! Cette dernière étape est vraiment inhumaine....



Nous avons participé à un "Défilé de mode Sarongs-Paréos". Evidemment, les tops modèles étaient magnifiques hu hu hu et évidemment nous avons acheté quelques pièces...
Sur la route, nous passerons devant un autre temple Hindou...



Arrivée sur Kandy  et son Lac artificiel

Nous reprenons notre route et arrivons sur les hauteurs de Kandy. La vue que l'on en a est superbe. En contrebas, la "Grande Ville" comme l'appelle les cinghalais, s'étale, au bord d'un lac artificiel construit au début du 19éme siècle à la demande du roi de l'époque. Cette ancienne capitale sert d'écrin au célèbre "Temple de la Dent" que nous visiterons le lendemain.

Mais pour l'heure, en attendant le Spectacle des danses de Lanka, nous flânons sur la promenade qui longe le lac. L'air est doux, il y a même du vent... Le Lac de Kandy est protégé; la pêche y est interdite et nombreuses sont les légendes à son sujet. Le mur décoratif ou Mur Walakalu (nuages) est construit sur la moitié du lac pour en augmenter sa beauté. Il n'a jamais été achevé car le roi qui en avait demandé la construction a perdu la guerre et a été obligé d'abandonner le Royaume de Kandy! Au milieu du lac se trouve une petite île qui abrite la Maison Royale d’Été; Non loin, se situe le Temple de la Dent ou Sri Dalada Maligawa et l'établissement de bains des épouses et concubines du Roi : le Royal Bathhouse...

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La Ville Sacrée de Kandy
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Danses de Lanka

Mais il n'est plus temps de musarder et nous gagnons le petit théâtre où nous assisterons au spectacle de danses traditionnelles; Emmentah a bien fait les choses, car il nous a réservé des places toutes proches de la scène ce qui me permet de faire mon reportage photos "Danser au Sri Lanka!"




Nous laissons nos tourtereaux et nous installons à "l'Hôtel Kandyan Arts": pas terrible d'ailleurs, pas de fenêtre, c'est bruyant et pas très convivial, rien à voir avec le Sigirîya Hotel!

Mais mais mais.....en sortant de ma douche, un petit cadeau m'attend sur le lit, le lendemain, nous serons le 21 février et cela fera fera 30 ans que nous nous sommes rencontrés Georges et moi...
Je développe le paquet, plus qu'émue, un petit collier en or et je lui demande bêtement : "Tu l'as apporté de France ?" :-))

21 Février : 
Kandy :  Le Temple de la Dent, L'Orphelinat des Eléphants à Pinnawala, Le Jardin Botanique à Kandy

Temple de la Dent
Porte de la Relique

Et Voilà...Je dois à nouveau adopter une tenue décente en me couvrant de mes "paré-haut et paré-bas"... Nous nous rendons au Sri Galada Maligawi, autrement dit le Temple de la Dent, et là, ça ne rigole pas! D'ailleurs, la femme qui m'inspecte à l'entrée (entrée homme/femme séparée) me remet en place mon "paré-bas" qui laissait entrevoir le haut de ma cuisse en marchant! Nous nous déchaussons aussi et arpenterons l'ensemble du site pieds nus...
Offrandes

Les mains de Bouddha

Ce sanctuaire, édifié au début du 18ème et complètement achevé en 1782,  est sans doute le lieu le plus sacré du Sri Lanka. A l'intérieur, la ferveur est incroyable: le temple conserve une relique de dent de Bouddha (la canine gauche pour être précise) qui a été rapportée d'Inde au début de la période bouddhiste au Sri Lanka. Seuls les officiels les plus importants sont autorisés à pénétrer dans la petite salle qui abrite le coffre, qui abrite le coffre ^^, qui abrite le coffre :-), qui abrite la petite boîte ;-), qui abrite la dent... Et qui finalement, n'est peut-être pas là, comme certains le disent! Mouhahahaaaaaa !
Rama

Le commun des mortels se presse, comme nous, devant la vitre où l'on voit la salle et le coffre adorné de défenses d'éléphants et d'or. Les croyants déposent devant leurs offrandes: fleurs, fruits... Il y a encore une salle pleine de bouddhas dans différentes postures... et je décide, j'y ai mis le temps, de ne prendre que ....les mains! Bon je crois que je vais devenir Bouddha si ça continue! :-)
Nous pouvons également contempler Rama, le patriarche des éléphants de Kandy, mort à 84 ans en 1988 et embaumé. C'était lui qui portait la relique lors de la Procession d'Esala, (fête annuelle bouddhique) et il eut droit à des funérailles nationales...

Le bains des éléphants

Papier d'éléphants
Nous regagnons notre Mini bus et direction l'Orphelinat des Eléphants à Pinnawala à 1h de là. Cette institution, créée par le gouvernement pour venir en aide aux "éléphants défavorisés", héberge une soixante de ces animaux, emblème du bouddhisme. On les voit se baigner dans la rivière, menés par leur cornac qui les aspergent, brossent et caressent avec attention... Instant de détente et de bien-être pour ces pachydermes.


Et pour nous, nous apprenons aussi en visitant la fabrique de "papier d'éléphants" que celui-ci est fait à partir de ses excréments, récupérés, séchés, retraités et enfin transformés...en papier!

Retour à Kandy pour une petite visite au Jardin Botanique de Peradenîya. Nous pénétrons dans un des plus beaux jardins de toute l'Asie, particulièrement resplendissant à cette époque de l'année. Ce parc, occupant 60ha, a été conçu au 14ème siècle et abrite une collection de plantes tropicales, médicinales... des bassins à lotus, d'immenses pelouses où les écoliers et étudiants viennent se détendre, un jardin aux épices...

Là, nous admirons des palmiers du monde entiers, un jardin de fleurs multicolores, des cactées, une collection impressionnante de bambous...
Nous déambulons entre les plantes, entourés de papillons et d'oiseaux sans oublier d'entrer dans la serre des orchidées qui fait la réputation de ce Royal Jardin... Nous avons laissé nos "p'tits jeunes" car la marche leur devenait difficile...nous les retrouverons à la sortie...

Voir une visite virtuelle de ce Jardin ICI 


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Le Jardin Botanique de Peradenîya

Retour à l'hôtel, la journée a encore été bien rempli, et nous sommes encore une fois, comblés, demain nous quittons le Triangle Culturel, délimité en gros par Anuradhapura, Polonnaruwa et Kandy!

:-)

vendredi 25 juillet 2014

Evasion et cocotiers au Sri Lanka 4/8

Hou la la, ça faisait bien longtemps que je n'avais pas mis mon nez dans mes carnets de voyages! Quatre mois pour être précise, mais Gala de Danse oblige! Les chorés et les tutus m’empêchaient de me replonger dans ce voyage... Il est temps pour moi de repartir là-bas et d'ordonner mes souvenirs...heureusement, j'ai mon anti-sèche!^^

Où en étais-je?... Heu... Ah oui !....

Sigirîya-Polonnâruwâ, (17 février)

Lever à 7h, cette fois, je fais attention à m'habiller "convenablement" pour pouvoir me couvrir avec "paré-haut et paré-bas" sans problème...
Piscine et vue sur le Rocher du Lion
Le petit-déjeuner avalé, j'échauffe mon Panasonic Lumix en prenant quelques vues de l'hôtel, la journée promet d'être dure pour lui : des bungalows éparpillés dans un parc arboré, une vaste salle de restaurant ouverte sur une piscine avec vue directe sur le célèbre "Rocher de la Colline du Lion" que nous visiterons plus tard...et hop, en route pour Polonnâruwâ à 70km environ de là. L'heure et demie de transfert nous permet d'observer les paysages cinghalais: ; la route est bonne,  et les panneaux de signalisation routière de "danger passage d'animaux sauvages" ne sont pas du tout familiers pour nous!  De plus, ils ne nous signalent même pas les chiens affalés sur la chaussée! ;-)


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Route vers Polonnâruwâ







Des panneaux cinghalais :
Danger Animaux sauvages! ;-)



Polonnâruwâ est un site archéologique où les Rois de Ceylan installèrent leur capitale au XIème siècle, après avoir délaissé Anuradhapura. Dans un parc de verdure peuplé de singes -des macaques- et d'iguanes, on se promène au milieu de monuments plutôt bien conservés dont la majorité sont à vocation religieuse. Il me faudra donc, en franchissant les "Pierre de Lune", me couvrir les épaules et les jambes, et bien sûr, me déchausser. Heureusement, Georges avait mis cette fois des chaussures bateau adéquates!
Pierre de Lune





Les abords des monuments sont absolument impeccables, le balai cinghalais remplit ici aussi son office! 
On découvre la statue du Roi Parakramu Bahu, son palais, la salle d'audience, le bain royal et la salle des reliques. C'est ce roi qui fit connaître l'age d'or de la cité en créant d'immenses réservoirs d'eau capables d'irriguer les rizières environnantes... 
On rencontre également le Gal Pota (livre de pierre mesurant 9 m et pesant 25 tonnes), le Temple dédié à Shiva et le fameux temple circulaire, le Vatadage, et ses 4 statues de Bouddha orientées vers les 4 points cardinaux; c'est tout ce qui reste d'ailleurs du dagoba de l'époque.

Upload images
Site archéologique de Polonnâruwâ

Dagoba
Notre visite se poursuit, et un magnifique dagoba surgit entre les arbres; nous approchons, je me couvre, encore, "paré-haut et paré-bas" de rigueur, nous nous déchaussons, encore,  et : "Enfer (c'est le cas de le dire) et damnation.....on se rebrûûûûle, ENCORE, les pieeeeeds ! " :-(

Bon d'accord, ce site est classé au patrimoine mondial de l'UNESCO, mais quand même, mes pieds de danseuses sont fragiles!
Et hop, c'est reparti pour une série de bouddhas : le Gal Vihariya, qui fait la célébrité de Polonnaruwa!

Bouddha illumilné

Bouddha méditant
En fait, il s'agit de 3 grands bouddhas sculptés directement dans la paroi rocheuse. Le 1er est assis en position de méditation, le 2ème debout en posture d'illumination et le 3ème, couché (15m), est  parvenu au Nirvana. Et bien sûr, nous faisons les photos interdites: nous tournons le dos à Bouddha! Oh zut alors... mais nous avons immortalisé la chose !



Bouddha couché
Les photos interdites!












Petite pose déjeuner après un arrêt dans un atelier de sculptures sur bois (acajou, eben, bois de rose) nous permettant de faire nos 1ers achats -des éléphants bien sûr- avec en remorque toujours nos deux papy-mamie qui ont mal aux pieds! Vite....mes Compeed extirpés de mon sac de Mary Poppins!!

Safari en 4x4


Nous rentrons à l'hôtel pour déposer le "3ème age" épuisé et repartons dans la foulée... Nous avons décidé de faire une après-midi Safari dans la réserve naturelle toute proche de Minneriya. Les merveilleux souvenirs de notre Safari au Kenya et en Tanzanie nous poussent à retrouver les sensations ressenties là-bas dans les différentes réserves africaines...




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Réserve de Minneriya

Evidemment, ce ne sera pas le cas; mais cette promenade de 3h sera plus qu'agréable et nous permettra de découvrir (ou redécouvrir), outre les éléphants d'Asie bien différents de ses cousins africains, des paons, des singes, bien sûr, mais encore des marabouts, des pélicans, de bien jolis Guépiers (des oiseaux multicolores), des perroquets... dans un environnement qui ne ressemble pas à ce que nous avions vu en Afrique. En effet, dans ce biotope subtropicale, l'humidité ambiante favorise le développement des végétaux. Ici, les éléphants ne meurent pas de faim ou de soif, la nourriture est abondante et l'eau ruisselle de partout! Quelle chance pour eux!

Mes premiers éléphants d'Asie
Sigirîya : la Forteresse- Harabana (19 février)


Sigirîya, la forteesse
Nous voici maintenant au pied de la Forteresse de Sigirîya; elle fait partie du patrimoine mondiale de l'UNESCO.
Patte du Lion
Au sommet d'un rocher de pierre rouge, cette citadelle royale domine tout le paysage sur des kilomètres à la ronde. Sigitîya en cinghalais signifie "Le Rocher du Lion" car c'est un lion de taille imposante sculpté dans la pierre qui gardait autrefois le citadelle; il n'en reste que les pattes! Un ingénieux système permet d'amener l'eau à  370 m de haut et d'alimenter ainsi la piscine royale, les citernes et les réservoirs de la forteresse. Les gardes étaient postés tout autour pour sécuriser les lieux et repérer les éventuelles tentatives d'invasion... Pas facile à mon sens!


Les jardins d'eau
Les jardins d'eau
Nous accédons donc à cette forteresse par d'agréables jardins d'eau entretenus par de nombreux jardiniers et leurs fameux balais! Il fait beau et la chaleur promet d'être intense; En avançant encore, nous découvrons des rochers éboulés et des grottes. Une des plus célèbre et appelée Tête de Cobra en raison de la forme du rocher qui la surplombe...


La Tête de Cobra
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La grotte des Demoiselles
Nous commençons alors l'Ascension Sacrée: le dénivelé est
important, les marches en pierre sont de taille et hauteur différentes. Tina traîne la patte et râle un peu tout en transpirant beaucoup... Georges n'est pas peu fier non plus, l’apique se  présente impressionnant et déjà le vertige le guette! Nous arrivons à la 1ère plateforme et tous les deux, vont déclarer forfait et m'attendre avec Michel, qui lui est bien décidé à grimper!

Le Mur des Miroirs
Nous voilà donc partis...On atteint la célèbre Grotte des Demoiselles par un escalier métallique ajouré en colimaçon scellé à flanc de paroi (il est quand même grillagé) permettant de voir les alentours. Cet abri sous roche, situé à mi-chemin du sommet,  protège des fresques rupestres dessinées sur la paroi. Celles-ci représentent quelque 500 portraits des Demoiselles de Sigîriya, très sensuelles, montrant leur buste généreux et dénudé. Certaines présentent 3 tétons, 6 doigts, ou 3 mains! L'une d'entre elle est surnommée Mona Lisa car son regard semble nous suivre! Aujourd'hui,il ne reste qu'une vingtaine de ces portraits, un bon nombre ayant été vandalisés il y a 30 ans.
Panorama de la plateforme des pattes du Lion
Nous nous attardons un peu, mon Panasonic Lumix crépite, mais il faut avancer; nous poursuivons en longeant le Mur des Miroirs dont le stuc est tellement poli que l'on peut s'y mirer et finissons par déboucher sur cette fameuse plateforme des pattes de Lion; effectivement, elles sont énormes et griffues, c'est impressionnant! J'attends que les touristes s'écartent pour les immortaliser! La vue y est aussi imprenable sur toute la région et le silence imposant. Je décide aussi de ne pas monter au sommet: "ON" m'a dit que là-haut, il n'y avait rien d’exceptionnel, seulement le panorama sur le site et les vestiges de la fameuse piscine!
Je reprends le chemin en sens inverse, limite en dévalant les marches 4 à 4 et retrouve Georges et Mamy pour un p'tit coup à boire! Je le mérite quand même!

Emmentah nous propose ensuite la visite d'une fabrique de soie... Ce n'était à priori pas prévu, mais évidemment que l'on dit "ouiiiiiiiiiiiii" !

Mon beau sari
Dès mon entrée, je suis prise en main: une charmante jeune femme me colle un point noir entre les 2 yeux et me demande de choisir parmi des centaines de coupons de tissu chamarré pliés et soigneusement rangés sur des étagères; en fait, ce sont des saris, et l'employée a entrepris de m'en faire porter un.... et de me le vendre par la même occasion, of course! Mamy fait partie de la fête bien sûr!
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Mettre un sari
Je regarde rapidement les différentes piles et jette mon dévolu sur un sari vieux-rose aux reflets jaune-orangé.... La femme me demande de passer la brassière assortie puis commence à enrouler autour de mes hanches, les 6m de soie en organisant savamment les plis devant et sur l'épaule, le tissu se terminant en un long tombé dans le dos. Je découvre en même temps les motifs du tissu qui se déroule, ses reflets changeant et les paillettes qui ornent le bord. Indéniablement, il est beau et j'observe avec attention le savoir-faire de la jeune femme.... Georges me mitraille, hi hi hi! Et voilà, le paquet, moi en l’occurrence, est emballé, que faire maintenant? J'en demande évidemment le prix : 180€ ! Forcément,  après une âpre négociation  de Georges, nous l'emportons pour 18 000 roupies (110€)! Je rappelle, 6 m de soie épaisse, 2 couleurs, des motifs, des paillettes, bref, je trouve que ce n'est pas très cher!

La cuisine...et les cuisinières!

Le sari sous le bras, nous allons déguster un repas typiquement cinghalais : la cuisine est faite à même le sol, et dans les marmites, mijotent différentes préparations; dans un coin, je découvre...encore un balai !^^.
Les plats mijotent...
Notre assiette
Nous nous installons, une table rustique et des bancs en bois... On nous apporte des assiettes en terre cuite recouvertes de grandes feuilles de lotus et rapidement, différents plats également en terre cuite, emplis de mets variés nous sont présentés. La base de cette cuisine est le riz accompagné de plusieurs plats de légumes; il n'y a pas de viande; il faut savoir qu'à l'origine et jusqu'à ces derniers temps, les Sri Lankais étaient végétariens...avec la mondialisation et l'islamisation ils se mettent au régime carné...
Cependant pour notre affaire, il y a l'embarras du choix : je trouve tout délicieux, même le poisson séché, Georges moins.... Pour le dessert, ce sera banane et ananas!

Le repas terminé, nous partons pour une visite atypique, celle d'une maison Sri Lankaise. L'affaire est délicate car on ne sait pas où nous verrons la chose et quels seront les villageois. Flanqué de Papy-Mamie et escorté par Emmentah, nous marchons le long des rizières et des plans d'eau dans la campagne, croisons des balais prêts à l'emploi si si, des petits temples, des écoles, un Sri lankais lavant son linge, des guépiers -à mon avis cet oiseau doit être le moineau du coin ;-)-, des écoliers sac à dos, en uniforme tout de blanc vêtus à vélo ou à pieds... Emmentah ne sait pas trop où nous emmener et Tina peste de plus en plus... Elle a du mal à marcher et demande à ce qu'on vienne la chercher avec le mini bus... ouf, nous ne l'entendrons plus râler!

Emmentah parlemente avec une jeune écolière: ça y'est, il a l'air de savoir où l'on va et nous allons donc suivre la petite fille et sa copine plus âgée! Après des tours et des détours, nous sommes en vue d'une maison faite de briques et de tuiles. Il y a un petit appentis et le linge sèche dehors; une télévision est allumée à l'intérieur. La plus grande des 2 fillettes rentre chez elle en nous disant au revoir...
Une maison de boue séchée
Nous poursuivons avec la plus jeune et découvrons quelques instants plus tard, une minuscule maison de boue séchée au toit de tôle ondulée. Des pots de fleurs sont disposés contre le mur et une porte est ouverte mais nous attendons, en retrait ! La petite fille entre et revient avec son papa et sa maman. Oui, avec le sourire dans les yeux,  ils veulent bien que nous visitions leur humble demeure... Par pudeur et parce que je n'étais pas très à l'aise, je n'ai pas pris de photos à l'intérieur. Leur dénuement et leur précarité m'émeuvent, moi qui suis une nantie venant de France!

Les parents de l'enfant fabriquent des briques de boue séchée; c'est leur travail à tous les deux car c'est plus facile, chacun ayant une tâche bien définie... et de s'exécuter pour nous montrer...Nous rencontrons aussi les autres membres de la famille, celle-ci semblant être nombreuse!
Notre passage leur permettra, avec l'argent que nous leur avons laissé, sûrement de "voir venir"...un peu, car les ventes de briques ne se font pas aussi facilement que ça! Je repars avec un sentiment de  tristesse et un malaise m'envahit; je n'avais rien à leur donner, si ce n'est une petite serviette en mico-fibre et des minis savonnettes... C'est bien ridicule !

S'ensuit la visite d'un marché local :


Hebergeur d'image
Marché local près de Sigirîya

...puis retour à l'hôtel, et briefing : demain, départ pour Kandy



Notre chambre